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Kikwete, après le mandat il y a une bonne soupe d’ugali

Jakaya-KIKWETE-1140x641Pendant que certains s’aplatissent à leur trône comme des sangsues en peaufinant des stratégies machiavéliques pour un éventuel « glissement », d’autres tiennent compte de signes des temps et préfèrent une sortie honorable. Le président tanzanien Jakaya Kikwete est l’un de rares fils d’Afrique qui a compris qu’il faut savoir quitter le pouvoir avant que celui-ci vous quitte.

L’année 2016 est pour certains pays africains celle de la présidentielle et des fins des seconds mandats pour bon nombre de présidents (Joseph Kabila, Denis Sassou Nguesso, Yoweri Museveni, Paul Kagame, Pierre Nkurunziza, etc.).

En prévision de ces échéances, les stratèges politiques mettent en œuvre des plans B soit pour organiser les élections ou les contourner. Pour y arriver, ils prêchent et imposent des consultations, des référendums et des dialogues qui, selon eux, constituent un schéma de sortie à la crise qui pourrait secouer ces pays respectifs.

Un prétexte ? Une voie de sortie ? Pourquoi doit-on parler de la crise pendant qu’on prétendait avoir tiré des leçons de dernières élections ? Des prophètes des malheurs ?

En même temps, chantages, rumeurs et procès d’intention fusent de partout et créent un climat délétère dans certains pays. Evidemment, ce climat est entretenu par ces politiques véreux qui ne veulent pas se prononcer définitivement sur leur éventuel départ. « Si on donne sa langue à un chat il finira par miauler. Vaut mieux la donner à une pierre pour qu’elle se taise pour du bon ».   

Jakaya Kikwete, autorité morale du CCM (Chama Cha Mapinduzi), parti au pouvoir, a surpris plus d’un le week-end dernier à Dodoma, la capitale administrative dans le centre du pays. Il mit fin à toutes les rumeurs lui prêtant l’intention de se représenter pour briguer un 3e mandat interdit par la Constitution. Mais comment l’a-t-il fait cousin ? Contrairement à ses homologues stratagèmes, il a déclaré haut et fort qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession.

Loin de brouhahas politiques, cet homme raisonnable a choisi d’aller déguster paisiblement  sa soupe d’ugali après son second quinquennat. N’en déplaise! Si Jakaya Kikwete n’existait pas il fallait l’inventer. Ce digne fils d’Afrique a fait preuve d’une leçon d’alternance à ces égoïstes-prédateurs qui s’agrippent à leurs trônes en écrasant leurs peuples. Rien qu’une simple déclaration ! Faites autant si réellement vous n’avez pas d’agenda caché.

Félix

Félix

Je suis lokolenews. «Grand’Œil, Grand’ Oreille ». Informer, c’est mon autre « Moi », car c’est la qualité qu’on peut rétribuer davantage que n’importe quelle valeur sous le soleil. Je suis un espace de dialogue interculturel vers la rencontre de la mondialisation. Un antidote de désinformation et d’acculturation qui met dans un confort informationnel en proposant une gamme variée d’informations sur la RDC. Pour trouver le chemin du cœur d’un homme, dit-on, il faut l’entretenir de ce qu’il chérit de plus. Et ce que vous chérissez de plus, c’est la vérité.

6 thoughts to “Kikwete, après le mandat il y a une bonne soupe d’ugali”

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