Révision constitutionnelle en RDC : un meeting XXL de l’opposition pour « dire non! »

Article : Révision constitutionnelle en RDC : un meeting XXL de l’opposition pour « dire non! »
3 août 2014

Révision constitutionnelle en RDC : un meeting XXL de l’opposition pour « dire non! »

Le  décor se plante et la bataille promet d’être âpre en République Démocratique du Congo  (RDC). En toile de fond, la révision  de la Constitution, notamment à son  Article  220 qui semble, pour les uns, un « talon d’Achille », et pour les autres, un impératif. Procès d’intention ou évidence ? L’opposition Congolaise va en croisade contre cette initiative et promet une mobilisation « tous azimuts » par un meeting colossal lundi 04 Aout prochain à la Place Sainte-Thérèse de N’djili (Kinshasa) en vue de conscientiser le citoyen lambda sur ce qu’ils qualifient de « manœuvre dilatoire pour personnaliser et pérenniser le pouvoir au détriment d’un individu ».

Une foule lors des présidentielles de 2011 à Kinshasa (Google)Entre temps, dans les états-majors des partis politiques, on peaufine des stratégies de contre attaque. A en croire les leaders des partis en première  ligne de l’opposition, notamment Union pour la Nation Congolaise (UNC), Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Mouvement de Libération du Congo (MLC), Forces Acquises au Changement (FAC), etc. « Le respect  de la constitution vaut son pesant d’or », et par absurde, le non respect de celle-ci n’est pas l’apanage des Congolais.

Ce faisant, l’UNC mobilise sa base par des actions d’information et d’instruction pour leur permettre d’user de prérogatives garanties par la constitution, entre autres le droit à manifester au respect de l’ordre public.

Au cours d’une matinée politique organisée jeudi au siège nationale du parti cher à Vital  Kamerhé dans la commune de Barumbu, en prélude à ce gigantesque meeting, militantes et militants ont afflué à cette matinée pour s’en acquérir de consignes y afférents.

Jean-Bertrand Ewanga, Sg UNC dans une matinée au siège. Ph Lokole
Jean-Bertrand Ewanga, Sg UNC dans une matinée au siège. Ph Lokole

Pour la circonstance, Jean- Bertrand Ewanga, secrétaire général de l’UNC, a passé en revue les manipulations antérieures dont cette constitution a subie, pour, estime-t-il, assouvir les fins égoïstes des « vautours ». Ce meeting est un baromètre du refus catégorique du peuple dans son ensemble à toute initiative qui ne vise pas l’intérêt supérieur de la Nation, dixit Jean- Bertrand. Il appelle la population à rester « lucide », « éveiller » pour contrecarrer ce qu’il qualifie d’ambition « machiavélique », du pouvoir  en place qui cherche un énième  » tripatouillage » de la constitution à la veille des élections de 2016.

Cependant, il a souligné que le meeting est un « moyen pour tout peuple opprimé de savoir refuser, dire non sans offenser en dehors  des hémicycles, avant de faire savoir que « c’est une action du peuple, par le peuple en vue de faire valoir sa résilience vis – à – vis de toute violation ainsi que violence idéologique ». Cette résilience, renchérit-t-il, implique le sang froid, le calme, la dignité du comportement ainsi que la prise de conscience. Dans ce cadre, il a expliqué que la nature la violence politique dont fait montre leurs adversaires politiques, est un moyen par lequel ces derniers cherchent à acquérir l’estime dans la communication aussi bien par l’information que la désinformation.

Il a par ailleurs, minimisé les effets de cette violence qui terrorisent tant sur le moral que le  physique en frappant les imaginations, créant le trouble jusqu’à des opérations dont l’effrayante atrocité est censée inhiber toute volonté de résistance et provoquer la soumission aux exigences formulées par les  utilisateurs de la terreur.  Dans ce contexte, il a averti  la population en générale et les membres de l’UNC en particulier de rester vigilent en ce moment où la désinformation joue un rôle afin de tromper l’opinion, de  démoraliser l’opposition en jetant le discrédit sur chacune de leurs actions légitimes.

Le secrétaire général   inter-fédéral de l’UNC, Jean-Baudouin Mayo, dans le même registre estime que la RDC est en « situation de coma » qui nécessite de briser la spirale de la terreur, qui , à son tour est une négation de la démocratie. Pour sa part, les responsables politiques  tant  que la population ont tous une part de responsabilité pour amener le pays à la prospérité.

Selon lui, ce meeting est une entrée en matière pour démontrer que le peuple congolais a acquit  une maturité et brûle de prendre son destin en mains en s’appropriant de la chose publique en bradant la peur. Il a  demandé d’une part à ce peuple de réincarner le concept « courage », « citoyenneté » au cœur de son action, et d’autre part à la classe politique  congolaise de réintroduire le concept « Respect », « éthique » au cœur du débat politique au service  de  la dignité  de la personne.

S’exprimant au sortir de cette matinée, les militants se sont dit réceptif et ragaillardi par cette communication en rassurant de mettre à profit leurs prérogatives suivant les procédures légales établies par l’autorité en  place.

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Commentaires

Nathan
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Il faut que le peuple et les leaders de l opposition disent effectivement Non par des actions de grandes envergures. On en a assez avec des meeting qui accouchent toujours des souris. L Africa doit se reveiller et dire non a cues specialist en frappes chirurgicales

Félix
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Effectivement,les politiques doivent prendre en compte les revendications de la population en mettant au premier plan l’intérêt supérieur de la nation.