L’éventuel 3e mandat de Kabila scinde l’opposition

Article : L’éventuel 3e mandat de Kabila scinde l’opposition
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8 juillet 2015

L’éventuel 3e mandat de Kabila scinde l’opposition

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A qui mieux mieux. Le message de Joseph Kabila adressé à la nation lors du 55e anniversaire de l’indépendance de la RDC fractionne davantage l’opposition politique congolaise. Comme une poire scindée en deux, le camp des partants et des non-partants au dialogue montent au créneau et chaque camp se justifie.

L’idée d’un dialogue national par les Congolais et pour les Congolais enchante tout le monde. Mais certains politiciens véreux en trouvent là une opportunité pour assouvir leur soif et s’éterniser au pouvoir. Les plus farouches brandissent la Constitution en démontrant que Kabila ne peut plus se présenter à l’élection présidentielle prochaine. Tandis qu’un autre camp conditionne la tenue d’un tel dialogue à la participation de la communauté internationale qui, selon eux, doit modérer ce débat en toute conscience et sérénité. Les autres par contre sont opposés à cette idée et considèrent que c’est une affaire congolo-congolaise qui ne requiert d’aucune médiation internationale. 

Pour une énième fois, la plateforme  » Dynamique pour l’unité d’action de l’opposition » a dit sa messe à la paroisse Notre-Dame de Fatima (Kinshasa), et cela, après le décryptage minutieux du discours de Joseph Kabila. Ces hommes politiques qui ont dit non au dialogue ont brisé le silence en répondant  » step by step «  (coup sur coup) à Joseph Kabila. Ils dénoncent son manque de volonté politique d’organiser les élections libres, crédibles et transparentes dans le délai constitutionnel.

Il a suffi d’une déclaration de 7 points, entre autres : le calendrier électoral global, l’enrôlement de nouveaux majeurs, la sécurisation du processus électoral, le découpage territorial, le dialogue, la neutralité de la Céni (Commission électorale nationale indépendante et la session extraordinaire pour qu’ils démontrent les manoeuvres dilatoires du président sortant, d’organiser son  » glissement « .

Par conséquent, les groupes parlementaires de l’opposition ont décidé de boycotter toutes les plénières de l’Assemblée nationale relatives à l’examen du projet de loi portant « Répartition des sièges ». La Dynamique réitère sa position de ne pas participer au dialogue et aux consultations présidentielles initiés par Joseph Kabila. Elle dénonce par ailleurs les déficits budgétaires chroniques de la Céni, notamment, la persistance des déficits chroniques dans les lignes budgétaires de 2012 à 2015, alors que la primature et la présidence ont enregistré un dépassement dans leurs allocations pendant la même période.

Grade à été l’indignation des groupes de l’opposition en entendant le président Kabila dans son discours du 30 juin 2015 souligner :  » Les besoins pour que l’organisation réussisse des élections s’élèvent à plus d’un milliard de dollars, alors que le budget pour l’ensemble des besoins de l’Etat était arrêté à neuf milliards de dollars « . Ils ont par contre fait remarquer que  » les élections ne se financent pas en un seul exercice bugdétaire « . Ils ont aussi dénoncé le financement par le gouvernement de projets non autorisés par l’autorité budgétaire, notamment la construction de l’hôtel du gouvernement et du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo.

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